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L’actualité des journées et congrès sur le thème de la santé au travail, de septembre 2011 à avril 2012

17 août 2011 1 commentaire

Dans l’onglet Agenda, vous trouverez le planning des journées et congrès sur le thème de la santé au travail qui se dérouleront de septembre 2011 à avril 2012. Nous pouvons citer les congrès Preventica de Lyon et Bordeaux mais aussi la Journée de la Société de Médecine et de Santé au Travail de Strasbourg sur le thème « Acteurs de Santé au Travail : travailler ensemble ». Enfin n’oublions pas, du 20 au 23/10, la Semaine européenne de la sécurité et de la santé au travail sur le thème de « La protection des jeunes sur le lieu de travail ». La journée mondiale sur la sécurité et la santé au travail sera consacrée, le 28 avril prochain à « Santé et vie au travail : un droit humain fondamental ».

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Le bien-être au travail : une perception non partagée entre DRH et salariés

Le 2e baromètre sur la santé au travail du Groupe Malakoff-Médéric (novembre 2008) a permis de croiser la perception des Directeurs de Ressources Humaines (DRH) et salariés sur le bien-être au travail. Ainsi, l’Ifop a interrogé un échantillon représentatif de 600 DRH et plus de 1000 salariés issus à motie d’entreprises de 50 à 250 salariés et pour l’autre moitié d’entreprises de plus de 250 salariés.


Des points de divergence
La divergence de perception existe sur la manifestation des troubles psychologiques, les causes et les remèdes à mettre en place. 62 % des DRH affirment ne pas avoir observés d’augmentation des problèmes liés aux troubles psychologiques ces dernières années. 84 % des salariés sont en désaccord et plus particulièrement dans les grandes entreprises.
Le second point de désaccord est relatif aux causes identifiées de ce mal-être : pour les salariés, le manque de reconnaissance (63 % vs 42 % pour les DRH) et l’augmentation de la charge de travail (69 % vs 51 % pour les DRH) et la multiplication des contraintes professionnelles ; pour les DRH, l’inquiétude pour l’avenir professionnel et la multiplication des problèmes personnels (50 % vs 18 % pour les salariés).

38 % des moyennes entreprises déclarent avoir mis des actions de prévention en place, perçues seulement par 13 % des salariés (46 % et 20 % pour les grandes entreprises). La difficulté pour les DRH est la difficulté de faire un diagnostic (62 % pour les moyennes entreprises et 68 % pour les grandes). Ce diagnostic est primordial pour inscrire une démarche de prévention santé. Elle nécessite également une approche globale pour faire ressortir les causes-racines de la problématique. Elle mettre en exergue la personnalisation de l’accompagnement et non la mise en place de formations pour l’ensemble des collaborateurs.

En conséquence : Il faut communiquer pour faire partager ce diagnostic ; Il faut aider la direction et le management pour agir par des actions visibles ; Il faut aider au diagnostic ;  Il faut essayer d’aider les salariés à résoudre leurs problèmes personnels (conseil – coaching).
En outre, trop d’entreprises ne sont pas encore impliquées dans une démarche de prévention !
Cependant pour 66 % des salariés et 55 % des DRH estiment que le bien-être psychologique des salariés au travail est très important.

En savoir plus :

Etude 2008

Principaux résultats de l’étude 2007. Cette enquête portait sur l’étude de 300 Directeurs des Ressources Humaines (DRH) de structures représentatives de l’ensemble des entreprises françaises de plus de 250 salariés, en terme de taille salariale et de secteur d’activité. L’enquête réalisée par l’IFOP avait pour objectifs de mesurer et comprendre l’importance accordée par les entreprises au bien-être psychologique des employés, de faire un état des lieux des principaux problèmes liés à la santé mentale rencontrés en entreprise et enfin de mesurer la part des entreprises qui disposent d’outils d’information et d’analyse de la santé des salariés au travail.

 

Et si la santé de vos collaborateurs… était au cœur de la stratégie de développement de votre entreprise ?

La santé au travail devient, chaque jour un peu plus, l’une des principales préoccupations des organisations. Sans doute parce que le travail lui-même est devenu une dimension majeure de notre vie à tous. On ne travaille plus seulement pour survivre ou gagner sa vie. On travaille aussi et surtout pour exister psychologiquement et socialement. Travailler, c’est avoir une identité, une place et une fonction sociale. Alors qu’à contrario, le non travail (chômage de longue durée, mise à la retraite, restructuration,…) est le plus souvent pourvoyeur de stigmatisation, de sentiment d’inutilité, voire de souffrance.
e attirer, à retenir et à bien rémunérer les collaborateurs, ne suffisent plus.

Il convient de prendre en compte les conditions dans lesquelles s’exerce le travail des salariés. Jean-Pierre BRUN, dans son dernier ouvrage, met en avant que « sept catégories de problème nuisent au rendement individuel, et par conséquent à la santé organisationnelle : la reconnaissance au travail, le soutien social, le respect au travail, la conciliation travail et vie personnelle, la charge de travail, la participation aux décisions et la clarté du rôle ». la clarté du rôle. »
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L’Organisation internationale du travail (OIT) décrit les objectifs de la santé au travail à travers « la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles et la protection de la santé et du bien-être des travailleurs. » Le Conseil de l’Europe a entériné, le 5 juillet 2002, la stratégie de consolider « une culture de prévention des risques » et de développer « une approche globale du bien-être au travail, prenant en compte les changements du monde du travail et l’émergence de nouveaux risques, notamment psychosociaux » dont le but est « une amélioration continue du bien-être au travail.« 

L’évolution des concepts de santé et de Promotion de la Santé, notamment tels qu’ils sont définis dans la charte d’Ottawa, clarifie les types d’intervention possible pour permettre aux individus d’améliorer leur état de santé.
Cette approche de la promotion de la santé vient donc compléter la prévention des risques professionnels, dans le sens où elle va s’intéresser aux troubles de santé qui perturbent l’existence quotidienne et la vie au travail, et qui à la longue entraînent une « fragilisation » des individus, et nuisent à la performance des salariés.

Santé au travail et performance des salariés. Cette performance est d’autant plus importante que les pratiques en relation avec le bien-être des travailleurs mises en place dans différents pays sont justifiées par 5 considérations principales : maintien de la motivation au travail, fidélisation de la main d’œuvre, réponse à des contraintes légales, lutte contre un absentéisme tout-venant, prévention « Santé Mentale » et notamment à travers la réduction de l’absentéisme qui en résulte.

Le bien-être des collaborateurs participe à la rentabilité de l’entreprise.
En effet, il existe un lien étroit entre le bien-être des collaborateurs et l’efficacité des organisations. Dans quelle mesure ? Jean-Pierre BRUN affirme que dans « 95 % des cas, une atteinte au bien-être au travail est associée à une atteinte à l’efficacité de l’organisation.« 

 

En savoir plus :

Jean-Pierre BRUN, professeur de management, est titulaire de la Chaire en gestion de la santé et de la sécurité au travail de l’Université Laval, Québec (Canada). Son dernier ouvrage : « Les 7 pièces manquantes du management. Une stratégie d’amélioration du bien-être et de l’efficacité des entreprises », Les Editions Transcontinental Inc. & Les Editions de la Fondation de l’Entrepeneurship, Montréal (Canada), 1er trimestre 2008.

Le sens du travail génère… stress ou bien-être

L’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST), en collaboration avec Estelle MORIN, vient de publier les résultats de travaux portant sur le sens du travail qui génère stress ou bien-être.

« Si une personne perçoit positivement ses activités de travail, les conditions dans lesquelles elle l’accomplit et les relations avec ses collègues et son supérieur, elle aura tendance à trouver du sens dans son travail et, par conséquence, à s’y sentir bien physiquement et psychologiquement.
A l’inverse, si sa perception est négative, elle aura tendance à considérer que son travail et le milieu dans lequel elle oeuvre n’ont pas de sens. Conséquemment, la personne présentera des symptômes de stress ou de détresse ».

En outre, les chercheurs ont constaté que les problèmes éthiques et moraux constituent une préoccupation grandissante dans les milieux de travail.

En savoir plus :

L’Institut de Recherche en Santé et en Sécurité du Travail (IRSST) est un organisme québécois de recherche scientifique voué la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles ainsi qu’à la réadaptation des travailleurs qui en sont victimes.

Estelle MORIN est professeur et directrice du Centre de recherche et d’intervention pour le travail, l’efficacité organisationnelle et la santé (CRITEOS), HEC Montréal (Canada).