Accueil > Santé au travail > 79 % des cadres européens sont concernés par le stress lié au travail

79 % des cadres européens sont concernés par le stress lié au travail

Près de 4 managers sur 5 sont concernés par le stress au travail suivant « l’enquête européenne des entreprises sur les risques nouveaux et émergents (ESENER) » publiée le 3 juin 2010, par l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail. 28 649 dirigeants et 7 226 délégués à la santé et à la sécurité ont été interrogés dans 31 pays : l’Union européenne des Vingt-sept (EU-27), ainsi que la Croatie, la Turquie, la Suisse et la Norvège (printemps 2009).

79 % des entreprise européennes considèrent les risques psychosociaux comme une préoccupation « et un fardeau important sur la productivité ». Mais paradoxe, seulement 26 % des sociétés de l’Union Européenne ont mis en place des procédures pour faire face au stress, et 30 % pour réagir aux brimades et au harcèlement.

L’étude ESENER met en exergue les obstacles qui empêchent la prévention du stress, à savoir le manque de ressources (36 %) comme le temps, le personnel ou l’argent. Pour 26 %, il est lié au manque de sensibilisation. Les dirigeants reconnaissent que la participation des salariés est un facteur clé de réussite tant pour la gestion de la SST que pour celle des risques psychosociaux, si bien que le rôle des partenaires sociaux demeure capital pour la mise en œuvre de mesures efficaces.

Les préoccupations des dirigeants quant aux facteurs contribuant aux risques psychosociaux au travail ( % d’entreprises dans l’EU-27) sont :

  • la pression liée au temps pour 52 %
  • la confrontation avec des clients, des patients, des élèves difficiles pour 50 %
  • la mauvaise communication entre la direction et les salariés pour 29 %
  • l’insécurité de l’emploi pour 28 %
  • la mauvaise coopération entre collègues pour 27 %
  • les horaires de travail longs ou irréguliers pour 22 %
  • les problèmes dans les relations supérieurs – salariés pour 20 %
  • le manque de contrôle de la part des salariés sur l’organisation du travail pour 20 %
  • la politique en matière de ressources humaines peu lisible pour 15 %
  • la discrimination pour 6 %

S’agissant des facteurs contribuant aux risques psychosociaux, les principales préoccupations des dirigeants sont la «pression liée au temps» (52 %) et la «confrontation avec des clients, des patients, des élèves difficiles, etc.» (50 %). La «pression liée au temps» est une préoccupation fréquemment mentionnée pour les grandes entreprises.

Les mesures prises pour traiter les risques psychosociaux au travail ( % d’entreprises dans l’EU-27) sont :

  • les formations pour 58 %
  • les modifications du mode d’organisation du travail pour 40 %
  • la reconception des locaux de travail pour 36 %
  • la modification des horaires de travail pour 29 %
  • la mise en place d’une procédure de résolution des conflits pour 22 %
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :