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Archive for juin 2010

Soutenez la Déclaration de Séoul sur la sécurité et la santé au travail !

La Déclaration de Séoul sur la santé et la sécurité au travail a été adoptée à Séoul le 29 juin 2008 par 50 dirigeants   de premier plan venus du monde entier, comme un nouveau cadre de référence pour édifier une culture globale en matière de santé et de sécurité au travail. Ce congrès avait été organisé conjointement par le Programme SafeWork du Bureau international du Travail (Bureau International du Travail), l’Association internationale de la Sécurité sociale (AISS) et l’Agence coréenne pour la Sécurité et la Santé au Travail (KOSHA).

La Déclaration de Séoul est déclinée en 9 points forts :

1. La promotion d’un niveau élevé de sécurité et de santé au travail est la responsabilité de la société dans son ensemble, et que tous les membres de la société doivent contribuer à la réalisation de cet objectif en s’assurant que la priorité est donnée à la sécurité et à la santé au travail dans les programmes nationaux, tout en établissant et en maintenant une culture de prévention nationale en la matière.

160 millions de personnes sont touchées par une maladie professionnelle chaque année

2. Une culture de prévention nationale en matière de sécurité et de santé est celle où le droit à un milieu de travail sûr et salubre est respecté à tous les niveaux, où les gouvernements, les employeurs et les travailleurs s’emploient activement à assurer un milieu de travail sûr et salubre au moyen d’un système de droits, de responsabilités et d’obligations définis, et où le principe de prévention se voit accorder la plus haute priorité.

3. L’amélioration continue de la sécurité et de la santé au travail devrait être encouragée par l’introduction d’un système de gestion de la sécurité et de la santé au travail, et par l’élaboration d’une politique nationale en conformité avec les principes énoncés dans la partie II de la convention (n° 155) de l’OIT sur la sécurité et la santé des travailleurs, 1981.

4 % du PIB mondial est perdu chaque année des suites d’accidents du travail et de maladies professionnelles

4. Les gouvernements devraient:

• envisager de ratifier prioritairement la convention (n° 187) de l’OIT concernant le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail, 2006, ainsi que les autres conventions pertinentes de l’OIT dans le domaine de la sécurité et de la santé, et garantir l’application de leurs dispositions, en tant que moyen pour améliorer de manière systématique les performances nationales en la matière;

• garantir que des mesures sont prises en continu afin de créer et de renforcer une culture de prévention nationale en matière de sécurité et de santé;

• garantir que la sécurité et la santé des travailleurs sont protégées par un système adéquat et approprié d’application des normes de sécurité et de santé, y compris un système d’inspection du travail solide et effi cace.

5. Les employeurs devraient s’assurer:

• que la prévention fait partie intégrante de toutes leurs activités, étant donné que des normes élevées de sécurité et de santé au travail sont indispensables au succès de ces activités;

• que des systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail sont établis de manière efficace en vue d’améliorer la sécurité et la santé sur le lieu de travail;

• que les travailleurs et leurs représentants sont consultés, formés, informés et associés à toutes les mesures relatives à leur sécurité et à leur santé au travail.

337 millions d’accidents sont dénombrés tous les ans sur les lieux de travail

6. Affirmant le droit des travailleurs à un milieu de travail sûr et salubre, les travailleurs devraient être consultés sur les questions qui ont trait à leur sécurité et à leur santé et devraient:

• suivre les instructions et les procédures de sécurité et de santé, y compris celles relatives au port d’équipement de protection individuelle;

• participer aux activités de formation et de sensibilisation organisées en matière de sécurité et de santé;

• coopérer avec leur employeur en ce qui concerne les mesures relatives à leur sécurité et à leur santé au travail.

7. Le Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail est une tribune idéale pour partager des connaissances et des expériences en vue de réaliser un milieu de travail sûr, salubre et productif.

8. Les progrès accomplis dans la réalisation de la sécurité et de la santé au travail devraient être réexaminés à l’occasion du XIXe Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail en 2011.

2,3 millions de décès par an résultent d’accidents et de maladies liés au travail

9. Les participants au Sommet s’engagent à prendre l’initiative en vue de promouvoir une culture préventive de la sécurité et de la santé, en accordant une priorité élevée à la sécurité et à la santé du travail au niveau national.

Cette démarche s’adresse à toute organisation, institution, entreprise qui emploie des personnes désireuses de se joindre à nos efforts et d’adhérer aux principes de la Déclaration de Séoul. Pour ce faire, remplissez le document de soutien à la Déclaration de Séoul.

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79 % des cadres européens sont concernés par le stress lié au travail

Près de 4 managers sur 5 sont concernés par le stress au travail suivant « l’enquête européenne des entreprises sur les risques nouveaux et émergents (ESENER) » publiée le 3 juin 2010, par l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail. 28 649 dirigeants et 7 226 délégués à la santé et à la sécurité ont été interrogés dans 31 pays : l’Union européenne des Vingt-sept (EU-27), ainsi que la Croatie, la Turquie, la Suisse et la Norvège (printemps 2009).

79 % des entreprise européennes considèrent les risques psychosociaux comme une préoccupation « et un fardeau important sur la productivité ». Mais paradoxe, seulement 26 % des sociétés de l’Union Européenne ont mis en place des procédures pour faire face au stress, et 30 % pour réagir aux brimades et au harcèlement.

L’étude ESENER met en exergue les obstacles qui empêchent la prévention du stress, à savoir le manque de ressources (36 %) comme le temps, le personnel ou l’argent. Pour 26 %, il est lié au manque de sensibilisation. Les dirigeants reconnaissent que la participation des salariés est un facteur clé de réussite tant pour la gestion de la SST que pour celle des risques psychosociaux, si bien que le rôle des partenaires sociaux demeure capital pour la mise en œuvre de mesures efficaces.

Les préoccupations des dirigeants quant aux facteurs contribuant aux risques psychosociaux au travail ( % d’entreprises dans l’EU-27) sont :

  • la pression liée au temps pour 52 %
  • la confrontation avec des clients, des patients, des élèves difficiles pour 50 %
  • la mauvaise communication entre la direction et les salariés pour 29 %
  • l’insécurité de l’emploi pour 28 %
  • la mauvaise coopération entre collègues pour 27 %
  • les horaires de travail longs ou irréguliers pour 22 %
  • les problèmes dans les relations supérieurs – salariés pour 20 %
  • le manque de contrôle de la part des salariés sur l’organisation du travail pour 20 %
  • la politique en matière de ressources humaines peu lisible pour 15 %
  • la discrimination pour 6 %

S’agissant des facteurs contribuant aux risques psychosociaux, les principales préoccupations des dirigeants sont la «pression liée au temps» (52 %) et la «confrontation avec des clients, des patients, des élèves difficiles, etc.» (50 %). La «pression liée au temps» est une préoccupation fréquemment mentionnée pour les grandes entreprises.

Les mesures prises pour traiter les risques psychosociaux au travail ( % d’entreprises dans l’EU-27) sont :

  • les formations pour 58 %
  • les modifications du mode d’organisation du travail pour 40 %
  • la reconception des locaux de travail pour 36 %
  • la modification des horaires de travail pour 29 %
  • la mise en place d’une procédure de résolution des conflits pour 22 %