Archive

Archive for janvier 2009

Un carnet de santé des salariés… pour suivre la traçabilité de l’exposition aux produits chimiques en milieu professionnel

Dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif au Grenelle de l’Environnement, la commission des Affaires économiques du Sénat a adopté un amendement pour la mise en œuvre d’un carnet de santé des travailleurs.

Dans un premier temps, il concernerait les salariés exposés aux substances chimiques en milieu professionnel. Suivant l’étude SUMER 2002-2003, 2 370 000 personnes sont concernées par des produits Cancérigènes ; 180 000 personnes par des produits Mutagènes et 180 000 par des produits Reprotoxiques (CMR), soit 15,5 % de la population salariée.

Dans un second temps, les différents facteurs de pénibilité tels que l’exposition aux substances chimiques, toxiques, l’amiante, le plomb, le travail posté, le travail en milieu bruyant devraient être concernés.

Ce dispositif de suivi est un sujet sensible par rapport à la confidentialité des données. A suivre…

 

En savoir plus :

Sénat

Etude SUMER 2002-2003

Grenelle de l’Environnement

 

Un observatoire sur la santé des Français afin d’analyser sur le long terme le rôle de différents facteurs et leurs interactions

‘’Permettre, grâce au suivi des participants pendant une durée longue, d’étudier les effets de facteurs de risque sur divers problèmes de santé, et d’en décrire l’évolution au fil des années’’, tel est l’objectif de la cohorte épidémiologique Constances (pour CONSulTANts des CES – Centres d’Examens de Santé), mis en place par l’Inserm, la Cnamts et le ministère chargé de la santé.

Quatre thèmes seront particulièrement suivis : le vieillissement, les inégalités sociales de santé, les problèmes spécifiques de la santé des femmes et les facteurs professionnels.

Dans un premier temps, une phase ‘’pilote’’ sera initiée au 1er trimestre 2009. 5000 volontaires seront tirés au sort  parmi les affiliés au régime général des Caisses primaires d’assurance maladie de Bordeaux, Lille, Pau, Rennes, Saint-Brieuc, Toulouse et Tours. Une visite complète comprenant notamment un examen médical et paramédical leur sera proposée au sein d’un Centre d’Examen de Santé. Ils seront également invités à répondre à des questionnaires sur leurs antécédents familiaux et personnels, modes de vie, histoire professionnelle, conditions de travail et expositions professionnelles, histoire familiale, vie affective, réseaux sociaux, conditions de vie, recours aux soins.

À terme, l’objectif visé est la constitution d’une cohorte de l’ordre de 200.000 personnes, de 18 à 69 ans, sur 5 ans, en s’appuyant sur les 17 Centres d’Examens de Santé répartis sur le territoire français. Constances sera alors la plus importante étude sanitaire jamais menée en France.

Afin de garantir la confidentialité et la sécurité des données recueillies pour Constances, les procédures logistiques et informatiques ont été validées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Le Conseil national de l’information statistique a accordé à Constances le ‘’Label d’intérêt général et de qualité statistique’’.

 

En savoir plus :

http://www.constances.fr

Les Centres d’Examens de Santé sont financés par l’Assurance maladie des travailleurs salariés, et répartis dans toute la France. Ils réalisent des examens périodiques de santé ouverts aux assurés du régime général de l’Assurance maladie et leurs ayants droit.


Quand les Directeurs de Ressources Humaines se préoccupent du stress au travail…

L’association Nationale des Directeurs des Ressources Humaines (ANDRH) regroupe près de 5000 professionnels. Au sein de ses instances, la Commission nationale sur le stress vient de publier les résultats d’une enquête-étude sous la forme d’un livret que vous pouvez commander en ligne sur http://www.mon-formulaire.com/cgi-bin/form2mail.cgi?formid=14131.

 Pour 41,5 % des Responsables et Directeurs des Ressources Humaines, membres de l’ANDRH, le stress provoque la démotivation des équipes et des salariés ; 35,3 % estiment qu’il engendre le développement de relations conflictuelles ; 32,5 % l’assimile au présentéisme tout en étant responsable d’accidents du travail et d’arrêts de travail (20 %)

 L’indisponibilité (78,2 %), la difficulté d’établir un diagnostic de la situation (77,9 %), l’absence de visibilité de retour sur investissement (70,4 %), l’absence de budget spécifique (55,9 %)  et le manque de soutien de la direction générale (47,8 %) sont les freins principaux identifiés, par les membres de l’ANDRH, dans la mise en place de pistes d’actions préventives du stress.  

5 pistes d’action ont été choisies par les DRH : développer une vraie politique de reconnaissance au travail (82,3 %) ; mieux anticiper les changements et favoriser la participation des collaborateurs (80 %) ;  développer un climat de confiance et d’appartenance (79 %) ; sensibiliser leur comité de direction aux risques psychosociaux (77,1 %) et former techniquement les équipes et notamment l’encadrement à la gestion du stress (71,4 %).

Jean-Ange LALLICAN, président de la Commission nationale sur le stress et Directeur des Ressources Humaines de la Cram Bretagne affirmait, dans Personnel de janvier 2009(le magazine de l’ANDRH), que « la plus grande action à mettre en place est d’humaniser nos entreprises et ceci ne demande pas nécessairement des investissements lourds« . 

En savoir plus :

blog de la Commission nationale sur le stress de l’ANDRH

http://www.stress-info.org

 

1 salariée sur 3 et 1 salarié sur 4… en souffrance au travail !

La revue Santé et Travail a publié, dons son numéro de janvier 2009, les résultats d’une étude épidémiologique sur les risques psychosociaux au travail, appelée SAMOTRACE, pour Santé Mentale Observatoire Travail. Ce programme a porté sur 6056 salariés des régions Centre, Poitou-Charentes et Pays de la Loire et Rhône-Alpes (Isère et Rhône), de janvier 2006 à mars 2008.

Les femmes (37 %) sont plus touchées que les hommes (24 %) par la souffrance psychique liée au travail, par des violences physiques (5 % vs 3,2 %) et les humiliations ou menaces (16 % vs 11,6 %).

Les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes à soutenir qu’ils travaillent « d’une façon heurtant leur conscience professionnelle » (14,3 % vs 12,1 %) et sont davantage consommateurs excessifs d’alcool (17 % dans le secteur des services collectifs, sociaux et personnels ; 16,4 % dans le monde de la finance).

Les principaux facteurs entraînant cette souffrance psychique au travail sont le manque de reconnaissance, le sentiment d’un décalage entre l’investissement dans le travail et un faible retour, l’isolement, la violence…

De nombreuses branches professionnelles concentrent une proportion élevée de travailleurs en situation de souffrance au travail : salariés de l’énergie et de l’eau, de l’hôtellerie, de la restauration, des activités financières, de l’administration, des services collectifs, sociaux et de personnels.

L’objectif à terme serait la mise en place « d’un système de surveillance de la santé mentale au travail« .

En savoir plus :

« Santé et Travail« 

Résultats intermédiaires à un an du volet « épidémiologie en entreprise » (3 000 questionnaires). Régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes – InVS

Résultats intermédiaires à un an du volet médico-administratif. Départements Rhône et Isère – InVS

Le sens du travail génère stress ou bien-être

Et si la santé de vos collaborateurs

Prise en compte de la santé mentale dans les entreprises américaines

Nous remercions les Docteurs Maurice PRETER (neuropsychiatre, Columbia  University,  New York) et Jeffrey KAHN (psychiatre, Cornell-Weill  Medical College, New York) d’avoir postés sur ce blog un article sur l’importance de la prise en charge de la santé mentale dans les entreprises américaines.

 

Présentation en  français :

« La santé mentale des salariés affecte la productivité de l’entreprise et ses résultats. Les causes sont multiples. Les taux d’incapacité et l’absentéisme liés au stress sont de plus en plus élevés et les troubles psychiques sont à l’origine d’arrêts de travail prolongés. 
Aux Etats-Unis, les employeurs sont davantage attentifs aujourd’hui  à l’impact que ces troubles peuvent avoir sur la productivité de leur  entreprise, puisqu’ils sont directement impliqués dans le coût de leur prise en charge.

Déterminer leur origine et mettre en place des actions ciblées nécessitent une approche rigoureuse qui a été tentée avec succès chez AOL par exemple. »

 

1er paragraphe du texte original en anglais (US)

A Call for Quality Care

Employers are only now waking up to the bottom-line benefits of correct diagnoses and immediate and proper mental-health treatment for workers in need.
Let’s face it: Employee mental health affects the bottom line, and the culprits are many. Stress disability rates have been growing, mental health is the leading cause of prolonged disability in people with real physical illness and presenteeism is ever present.

Productivity, retention and medical-care utilization are all strongly affected by common anxiety and depressive disorders.

And then there are the effects on your employees of frighteningly high divorce rates, single parenthood, problematic children, workplace change and so much more. But hey, we all still have to work.

So why isn’t it obvious that we should pay more attention to higher-quality mental-health care?

Despite a general slowness on the part of organizations and people to catch on, a trend reversal is emerging; this is actually starting to happen.

At a recent workplace behavioral-risk conference, for instance, session speakers told a roomful of attendees that « investing in employee mental-health assessment and treatment programs reduces absence, increases productivity and helps address overall healthcare and disability cost. »

Le texte est disponible sur simple demande à eric.scholer@erg-hom.fr en précisant votre prénom, nom, société, fonction et adresse mail.

 

En savoir plus :

.Dr. Maurice PRETER is a psychiatrist and neurologist, and Dr. Jeffrey P. KAHN is a psychiatrist; both are based in New York, where Dr. Kahn is also CEO of WorkPsych Associates.

 

Alcool dans les pots en entreprise

Créée en 1998 par des organismes et des entreprises, P.S.R.E (Promotion et Suivi de la Sécurité Routière en Entreprise), est une association à but non lucratif, entièrement dédiée à la prévention du risque routier en entreprise. Elle a pour mission de sensibiliser et d’inculquer la ‘’maîtrise du risque routier en entreprise‘’.

A ce jour, plus de 100 adhérents (entreprises, associations, assureurs, collectivités publiques et préventeurs se sont engagés dans la voie de la prévention, pour eux-mêmes, leurs partenaires et clients.

 L’Association PSRE a présenté le 18 décembre dernier les résultats du sondage IPSOS sur les pots en entreprise auprès d’un échantillon de 458 salariés représentatifs de la population française et d’un échantillon de 401 dirigeants d’entreprises représentatifs des entreprises françaises des secteurs industrie, BTP, commerce et services (27 & 28 novembre 2008).

Les occasions sont nombreuses en début d’année, de clôturer les réunions, de présenter les vœux par un sympathique cocktail qui rime avec convivialité… Cette coutume est toujours d’usage avec 92 % des Français qui y participent au moins une fois par an. Mais qui dit pot au travail, dit à 68 % alcool et même dans 28 % des cas, alcool fort (Whisky, Porto, Vodka, etc).

PSRE alerte les dirigeants d’entreprises sur le fait que 47% des accidents mortels liés au travail sont des accidents de la route ; l’accident de trajet travail-domicile est considéré comme un accident du travail ; sachant que l’alcoolémie est impliquée dans 29% des accidents mortels de la route, il est du devoir du chef d’entreprise de prendre les dispositions nécessaires pour éviter de mettre en danger la sécurité routière de ses salariés.

Or, 58% des entreprises concernés n’ont pris aucune mesure de prévention routière pour ces pots et 9 chefs d’entreprise sur 10 n’envisage en aucun cas d’interdire ce genre de pratique.

 »Les employeurs ont conscience du rôle de ces pots en matière de convivialité et de cohésion sociale. Il n’est donc pas question de les interdire. Reste à trouver les dispositions qui permettent d’en minimiser les conséquences », précise Jean-Claude ROBERT, président de PSRE.

 

En savoir plus :

Association Promotion et Suivi de la Sécurité Routière en Entreprise

Article R4228-20 du Code du Travail, ‘’aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’est autorisée sur le lieu de travail’’.

Article R4228-21 du Code du Travail qui ‘’interdit de laisser entrer ou séjourner dans les lieux de travail des personnes en état d’ivresse’’.

Article L4122-1 du Code du Travail précise ‘’conformément aux instructions qui lui sont données par l’employeur, dans les conditions prévues au règlement intérieur pour les entreprises tenues d’en élaborer un, il incombe à chaque travailleur de prendre soin, en fonction de sa formation et selon ses possibilités, de sa santé et de sa sécurité ainsi que de celles des autres personnes concernées par ses actes ou ses omissions au travail’’.  

Article R4225-2 : ‘’Les employeurs doivent mettre à la disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche pour la boisson‘’.

Article L4741-1 du Code du Travail : ‘’Le non-respect de cette double interdiction est sanctionné par l’inspecteur du travail : amende de 3.750 euros par infraction constatée, c’est-à-dire autant de fois qu’il y a de salariés ivres dans l’entreprise. La récidive est punie d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 9 000 euros’’.