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Archive for décembre 2008

Plus d’information et de formation des salariés sur les risques pour leur santé et leur sécurité

Le décret n°2008-1347 du 17 décembre 2008 renforce les obligations de l’employeur en matière d’information et de formation des travailleurs sur les risques pour leur santé et leur sécurité. Tous les employeurs sont concernés hormis ceux pour lesquels il existe déjà une réglementation spécifique : mines, carrières, entreprises de transport (personnel régi par un statut spécifique).

 Le document unique d’évaluation des risques sera tenu à la disposition des collaborateurs, des membres du CHSCT ou des instances qui en tiennent lieu, des délégués du personnel, du médecin du travail, des agents de l’inspection du travail, des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale,  des agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des conditions de travail (article L. 4643-1) et es inspecteurs de la radioprotection mentionnés à l’article L. 1333-17 du code de la santé publique et des agents mentionnés à l’article L. 1333-18 du même code, en ce qui concerne les résultats des évaluations liées à l’exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants, pour les installations et activités dont ils ont respectivement la charge.

Un avis indiquant les modalités d’accès des travailleurs au document unique est affiché à une place convenable et aisément accessible dans les lieux de travail. Dans les entreprises ou établissements dotés d’un règlement intérieur, cet avis est affiché au même emplacement que celui réservé au règlement.

L’employeur doit informer les salariés sur les risques pour leur santé et leur sécurité d’une manière compréhensible pour chacun. Cette information ainsi que la formation à la sécurité doivent être élaborées avec le médecin du travail et seront dispensées lors de l’embauche et chaque fois que nécessaire. Elle devra comprendre  les modalités d’accès au document unique d’évaluation des risques ;  les mesures de prévention des risques identifiés dans le document unique d’évaluation des risques ; le rôle du service de santé au travail et, le cas échéant, des représentants du personnel en matière de prévention des risques professionnels ; le cas échéant, les dispositions contenues dans le règlement intérieur ; le cas échéant, les consignes de sécurité et de premiers secours en cas d’incendie.

La formation dispensée, pendant les heures de travail, doit tenir compte de la qualification, de l’expérience professionnelles et de la langue, parlée ou lue, du travailleur appelé à en bénéficier.

  

En savoir plus :

Décret n° 2008-1347 du 17 décembre 2008 relatif à l’information et à la formation des travailleurs sur les risques pour leur santé et leur sécurité

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Création d’un Observatoire de la Parentalité en Entreprise

Près de 70 entreprises, entre avril et décembre 2008, ont signé la Charte de la Parentalité en Entreprise. Elle incite les employeurs à mettre en place des actions concrètes en faveur des salariés – parents :

  • les services facilitant le quotidien des salariés – parents : des places de crèches réservées pour les enfants de salariés, des solutions de garde d’enfants malade à domicile, des places en centres aérés pour le mercredi,
  • le soutien financier aux salariés –parents : des primes de naissance, des CESU pour du soutien scolaire par exemple, des mutuelles avantageuses pour les familles,
  • l’organisation du travail avec des horaires aménagés le jour de la rentrée scolaire ou en cas d’enfant malade, des temps partiels facilités, des horaires de réunion  adaptés,
  • l’accompagnement RH et managérial avec la prise en compte par les Directions des Ressources Humaines et managers lors de changements de postes, la formation des managers à la prise en compte de la situation parentale (départ et retour de congés maternité et paternité) de leurs collaborateurs…

Près d’1 million de salariés français sont désormais concernés par ce mouvement en faveur d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. 

L’Observatoire de la Parentalité en Entreprise a pour objectif, et ce en France et en Europe, d’évaluer les pratiques des employeurs notamment à travers un baromètre annuel, d’être le relais des bonnes pratiques et de promouvoir cette dynamique auprès des entreprises et des organisations. 

En savoir plus :        

http://www.observatoire-parentalite.com 

 

Et si la garde des enfants…

Le Centre Culturel d’Actions Sociales (CCAS) de la Ville de Metz vient de présenter, à l’occasion des petits-déjeuners du Technopôle de Metz, sa politique de partenariat avec les entreprises pour concilier vie familiale et vie professionnelle.

Pour Christine PALLEZ, Vice-Présidente du CCAS de Metz, cette démarche s’inscrit dans un cadre plus global de bien-être et d’amélioration de la qualité de vie. Avec 20 places / 100 enfants, le CCAS de Metz a pratiquement le double de la capacité constatée en France (11 places / 100 enfants).

L’accueil des enfants de 0 à 6 ans est souvent problématique pour les familles et de surcroît à son corollaire d’absentéisme au niveau des entreprises.

Depuis la rentrée de septembre 2008, le CCAS de Metz propose un accueil collectif de 6h00 à 22h00 (horaires atypique). Au 1er janvier 2009, les parents, travaillant en horaires décalés, pourront laisser leur progéniture de 16h00 à 8h00 du matin aux domiciles d’assistantes maternelles agrées par le CCAS ; dans un second temps, les parents auront aussi la possibilité de choisir une mini-crèche.

Le CCAS de Metz propose aux entreprises messines pour ses salariés messins et non messins la réservation de places d’accueil (de berceaux) dans le parc actuel des 11 structures d’accueil.

A suivre…

 

En savoir plus :

http://www.ccas-metz.fr

 

Diminution générale de la fréquence des accidents du travail au Luxembourg

DR L’Association d’Assurances contre les Accidents (AAA) vient de publier le tableau de bord 2007. Parmi les statistiques publiées, le taux de fréquence des accidents, soit le nombre d’accidents par rapport à 100 salariés-unité occupés à temps plein est de 7,01 % (les accidents du travail proprement dits et les maladies professionnelles : 5,51 % ; les accidents de trajet : 1,50 %).

Le taux de fréquences des accidents est en nette baisse depuis 2005, avec – 26,5 %.

Hormis le secteur de la fabrication de ciment, de chaux et de gypse avec une explosion de ce taux avec près de 100 %, tous les autres secteurs ont diminué. Le secteur des travaux de toiture et travaux sur les toits (21,19 %), du travail intérimaire (15,74 %), du bâtiment, gros œuvre et travaux des minéraux (15,25 %) sont les plus accidentogènes.

En savoir plus :

Association d’Assurance contre les Accidents

Rapport annuel 2007 de l’Inspection du Travail et des Mines

Le bien-être au travail : une perception non partagée entre DRH et salariés

Le 2e baromètre sur la santé au travail du Groupe Malakoff-Médéric (novembre 2008) a permis de croiser la perception des Directeurs de Ressources Humaines (DRH) et salariés sur le bien-être au travail. Ainsi, l’Ifop a interrogé un échantillon représentatif de 600 DRH et plus de 1000 salariés issus à motie d’entreprises de 50 à 250 salariés et pour l’autre moitié d’entreprises de plus de 250 salariés.


Des points de divergence
La divergence de perception existe sur la manifestation des troubles psychologiques, les causes et les remèdes à mettre en place. 62 % des DRH affirment ne pas avoir observés d’augmentation des problèmes liés aux troubles psychologiques ces dernières années. 84 % des salariés sont en désaccord et plus particulièrement dans les grandes entreprises.
Le second point de désaccord est relatif aux causes identifiées de ce mal-être : pour les salariés, le manque de reconnaissance (63 % vs 42 % pour les DRH) et l’augmentation de la charge de travail (69 % vs 51 % pour les DRH) et la multiplication des contraintes professionnelles ; pour les DRH, l’inquiétude pour l’avenir professionnel et la multiplication des problèmes personnels (50 % vs 18 % pour les salariés).

38 % des moyennes entreprises déclarent avoir mis des actions de prévention en place, perçues seulement par 13 % des salariés (46 % et 20 % pour les grandes entreprises). La difficulté pour les DRH est la difficulté de faire un diagnostic (62 % pour les moyennes entreprises et 68 % pour les grandes). Ce diagnostic est primordial pour inscrire une démarche de prévention santé. Elle nécessite également une approche globale pour faire ressortir les causes-racines de la problématique. Elle mettre en exergue la personnalisation de l’accompagnement et non la mise en place de formations pour l’ensemble des collaborateurs.

En conséquence : Il faut communiquer pour faire partager ce diagnostic ; Il faut aider la direction et le management pour agir par des actions visibles ; Il faut aider au diagnostic ;  Il faut essayer d’aider les salariés à résoudre leurs problèmes personnels (conseil – coaching).
En outre, trop d’entreprises ne sont pas encore impliquées dans une démarche de prévention !
Cependant pour 66 % des salariés et 55 % des DRH estiment que le bien-être psychologique des salariés au travail est très important.

En savoir plus :

Etude 2008

Principaux résultats de l’étude 2007. Cette enquête portait sur l’étude de 300 Directeurs des Ressources Humaines (DRH) de structures représentatives de l’ensemble des entreprises françaises de plus de 250 salariés, en terme de taille salariale et de secteur d’activité. L’enquête réalisée par l’IFOP avait pour objectifs de mesurer et comprendre l’importance accordée par les entreprises au bien-être psychologique des employés, de faire un état des lieux des principaux problèmes liés à la santé mentale rencontrés en entreprise et enfin de mesurer la part des entreprises qui disposent d’outils d’information et d’analyse de la santé des salariés au travail.

 

3,69 % de taux d’absentéisme

3,69 % est le taux d’absentéisme dans les entreprises en 2007 en France (soit 13,5 jours d’absence en moyenne par salarié) selon le 1er baromètre de l’absentéisme élaboré par Alma Consulting Group. Il s’appuie sur les résultats d’une enquête réalisée en juillet 2008 auprès de DRH de 205 entités : entreprises, établissements d’entreprise, collectivités territoriales, société d’économie mixte et établissements hospitaliers.

Des disparités sectorielles, de taille et régionales

Le secteur des services a le taux le plus élevé avec de 4,4 %, suivi de l’industrie avec 4 % et la santé avec 3,71 %.

Le Grand Est avec un taux de 5,05 % est la région la plus touchée en France

Pour la taille des entreprises, il convient de distinguer les PME de 250 salariés et + avec un taux de 3,42 %, les entreprises appartenant à un groupe avec 3,68 % et enfin les PME de moins de 250 salariés avec un taux d’absentéisme de 4,52 %.

Si on retient le seul critère du maintien de salaire, 1 % d’absentéisme représente selon les organisations 0,1 à 1,68 % de la masse salariale. Mais cette approche est trop restrictive, en effet l’absence est génératrice de coûts supplémentaires dits coûts de régulation (recours à des équipes de remplacement, prise en charge des délais de carence) et de perturbations (retards, problèmes qualité…).

Cette étude montre bien l’importance du diagnostic, d’approcher le coût financier réel de l’absentéisme, d’étudier les causes-racines et enfin de proposer une approche individualisée pour résoudre cette problématique.

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Alma Consulting Group

Site certifié  »Health On the Net »

http://www.santeautravail.wordpress.com est un blog labellisé ‘’Health On the Net’’. Cet organisme non gouvernemental suisse a été choisi par la Haute Autorité de Santé en France pour certifier les sites d’information santé. Pour afficher le logo HON Code, le site a été contrôlé et s’est engagé à respecter les 8 principes du Honcode :

Autorité : indiquer la qualification des rédacteurs.

Complémentarité : compléter et non remplacer la relation patient-médecin.

Confidentialité : préserver la confidentialité des informations personnelles soumises par les visiteurs du site.

Attribution : citer la/les source(s) des informations publiées et dater les pages de santé. La source des données diffusées sur le site est explicitement citée avec, si possible, un hyperlien vers cette source.

Justification : justifier toute affirmation sur les bienfaits ou les inconvénients de produits ou traitements.

Professionnalisme : rendre l’information la plus accessible possible, identifier le webmestre, et fournir une adresse de contact.

Transparence du financement : présenter les sources de financements.

Honnêteté dans la publicité et la politique éditoriale : séparer la politique publicitaire de la politique éditoriale.

 

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Haute Autorité de Santé

Health On the Net