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Accord signé sur le stress au travail

Les organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et syndicales (CGT, CFDT, CFTC, FO et CFE-CGC) ont paraphé le 24 novembre, l’accord national interprofessionnel (ANI) du 2 juillet 2008 sur le stress au travail.

Cet accord a permis de définir ‘’qu’un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face ».

Cet accord vise à “augmenter la prise de conscience et la compréhension du stress au travail, par les employeurs, les salariés et leurs représentants” et “attirer leur attention sur les signes susceptibles d’indiquer des problèmes de stress au travail”. Il transcrit en droit français l’accord-cadre européen du 8 octobre 2004 sur la lutte contre le stress au travail.

Il prévoit également que les partenaires sociaux ouvrent, dans les 12 mois qui suivent la signature de l’accord, une nouvelle négociation sur la question du harcèlement et de la violence au travail. Ces deux sujets ont fait l’objet d’un accord-cadre européen le 26 avril 2007 que les partenaires sociaux doivent transcrire également en droit français.

En savoir plus

Accord-cadre européen sur le stress au travail (version en anglais)

 

  1. omari laurent
    12 mars 2010 à 18:47

    Le stress au travail aujourd’hui est un réel problème de société, le nombre de personnes touchées par cette catastrophe peut être largement réduit, à condition qu’il puisse exister des groupes de parole, avec les différents acteurs de l’entreprise afin que le sujet ne reste pas dans la tête des gens seulement, mais qu’il soit mis en débat au cœur même de la gestion de l’organisation du travail et du management.
    Je pense qu’il doit y avoir une prise de conscience collective plus importante sur ce thème pour le faire évoluer dans le bon sens.
    Depuis ces dernières décennies, on a le sentiment que ce mal qui ronge les personnes à été pris comme une fatalité, admis par la société en quelque sorte, comme si la banalisation du mal était normale ou acceptable.

    Je pense que ce qui permet une telle banalisation du « mal vivre au travail » est générée par la peur, qui elle-même est produite par les nouvelles méthodes de gestions et de mises en place des organisations du travail, en mettant en première position la fameuse évaluation des performances, qui place la personne évaluée dans une situation de stress difficile à évacuer, car cette évaluation du travail n’évalue pas le travail, mais le temps de travail ou les objectifs à atteindre, ce qui n’est pas la même chose.

    Les recherches sur la clinique du travail montrent que le travail ne peut pas être évalué, car une par essentielle de l’activité humaine relève de processus qui ne sont pas observable et résiste donc à toute évaluation objective. (Cf. DEJOURS Christophe.)

    Le fait que la signature d’un accord sur le stress au travail existe, permet de faire avancer la question pour continuer le débat, les études et recherches dans ce domaine.

  2. SUZANNA
    8 avril 2010 à 13:34

    Excellent travail, le « mal vivre au travail » est beaucoup plus grave que beaucoup le suppose. C’est un sujet à approfondir de toute urgence.
    Merci pour la parution de cet article. Christophe DEJOURS excelle dans le domaine.
    Bravo

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