1 salariée sur 3 et 1 salarié sur 4… en souffrance au travail !
La revue Santé et Travail a publié, dons son numéro de janvier 2009, les résultats d’une étude épidémiologique sur les risques psychosociaux au travail, appelée SAMOTRACE, pour Santé Mentale Observatoire Travail. Ce programme a porté sur 6056 salariés des régions Centre, Poitou-Charentes et Pays de la Loire et Rhône-Alpes (Isère et Rhône), de janvier 2006 à mars 2008.
Les femmes (37 %) sont plus touchées que les hommes (24 %) par la souffrance psychique liée au travail, par des violences physiques (5 % vs 3,2 %) et les humiliations ou menaces (16 % vs 11,6 %).
Les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes à soutenir qu’ils travaillent “d’une façon heurtant leur conscience professionnelle” (14,3 % vs 12,1 %) et sont davantage consommateurs excessifs d’alcool (17 % dans le secteur des services collectifs, sociaux et personnels ; 16,4 % dans le monde de la finance).
Les principaux facteurs entraînant cette souffrance psychique au travail sont le manque de reconnaissance, le sentiment d’un décalage entre l’investissement dans le travail et un faible retour, l’isolement, la violence…
De nombreuses branches professionnelles concentrent une proportion élevée de travailleurs en situation de souffrance au travail : salariés de l’énergie et de l’eau, de l’hôtellerie, de la restauration, des activités financières, de l’administration, des services collectifs, sociaux et de personnels.
L’objectif à terme serait la mise en place “d’un système de surveillance de la santé mentale au travail“.
En savoir plus :
Résultats intermédiaires à un an du volet “épidémiologie en entreprise” (3 000 questionnaires). Régions Centre, Pays de la Loire et Poitou-Charentes - InVS
Résultats intermédiaires à un an du volet médico-administratif. Départements Rhône et Isère - InVS